Qi Gong   &   Taï Ji Quan

Le Qi Gong et le Tai Ji Quan sont des disciplines ancestrales d'origine taoïste. Elles prennent leurs racines dans les Arts martiaux de la Chine ancienne. Le Qi Gong et le Tai Ji Quan sont des pratiques corporelles, que l'on peut qualifier de gymnastique énergétique car pour l'œil non averti cela s'apparente à des mouvements de gymnastique ou aux enchaînements d'une lente chorégraphie.

Mais le cœur de cet art est le travail sur notre centre énergétique, le Tantien, centre invisible et immatériel, situé au centre du ventre. C'est notre centrale énergétique que l'on va éveiller, stimuler et manipuler pour ne plus « faire » mais « laisser faire » le mouvement juste dans la pratique en mouvement.

Qi Gong

 

Le Qi Gong : ou Chi Kong ou bien encore Chi Kung, signifie littéralement le travail énergétique, le travail du "souffle vital". Il désigne des exercices chinois de santé parfois millénaires et d’une grande diversité.

Selon la médecine chinoise traditionnelle, l’énergie vitale (le Chi ou Qi) se répand dans toute chose. Quand le Chi est diminué, déséquilibré, ou stagnant pendant une longue période de temps, une maladie s’en suit. La clé de la bonne santé est alors une circulation abondante du Chi.

Les 8 brocards et les 11 exercices de santé que nous pratiquons sont un ensemble de mouvements répétés sur place, sans déplacement. La pratique complète des 11 exercices est une pratique d'entretien de la santé et de l'équilibre.

Taï Ji Quan

 

Appelé couramment Taï chi.

Enchaînement de mouvements de combat, ralentis, stylisés et pratiqué sans adversaires, le Taï Ji Quan appartient à ce que l’on nomme les Arts Internes Chinois dont la finalité n’est plus l’efficacité martiale mais le travail sur l’énergie vitale (le Chi), la vitalité, la santé. L’aspect martial est alors le moyen d’amener le corps, dans la lenteur, à s’engager totalement dans le mouvement. Le Tai Ji Quan est l’art du Mouvement !

 

 

Pratiquer le Taï Ji Quan stimule et renforce notre centre vital, dynamise et favorise la circulation du « Chi ».
Cette pratique développe une respiration profonde, assouplit les articulations et apporte une détente psychique. Elle développe également la présence, le calme, le relâchement tout en restant centré.
Elle nous ouvre sur une écoute subtile de notre être dans toutes ses dimensions.

 

Le Taï Ji Quan de l’Art du Chi

 

Dans notre école, la pratique du Tai Chi est intimement liée à la perception, à la mobilisation et à la mise en circulation du Chi dans le mouvement.
Le travail au sol en assise et la relaxation sont des préalables indispensables à cette recherche. Il est tout aussi illusoire de pratiquer le Taï Ji Quan sans le support du Chi que de pratiquer les techniques de Chi sans les réaliser, les incarner dans le mouvement.
Notre Tai Chi se pratique avec une respiration rythmée, à l’écoute des mains et avec l’engagement de plus en plus évident du Tantien !

 

Vlady Stévanovitch, initié par Maître Kuo Chi, a transmis 3 formes de Tai Ji Quan de style Yang (non traditionnel) :

- Les 24 postures, forme courte d’une durée d’environ ¼ d’heure, issue de la forme des 108 postures de style Yang. Nous y mettons en pratique la prise en main du Tantien, la respiration, l’écoute du Chi, de l’espace, du groupe et le plus difficile… ne rien faire…juste suivre !

 

- Les 108 postures, d’une durée d’environ ¾ d’heure, comportent 3 sections (l’homme, la terre, le ciel). La forme est ici plus complète et plus coulée. Les pratiquants qui l’abordent sont en général en troisième année de cours hebdomadaires. Ils peuvent alors intégrer les trois temps de la respiration et les quatre temps des mouvements. À un stade plus avancé, nous intégrons "la petite circulation" dans la forme. Petit à petit, les mouvements maladroits et forcés des débuts font place à plus de fluidité et à la joie de se sentir libre.

 

- Les 127 postures, appelées aussi forme secrète, d’une durée proche de 2 heures, comportent elles aussi 3 sections. Elle a été révélée au public par Maître Wang Yen-Nien. Nous abordons les 127 postures après plusieurs années de pratique, le style est différent et la logique des mouvements est plus martiale. Pourtant sa pratique procure une sensation particulière de liberté et d’apesanteur.

« Lorsque le corps se trouve dans une posture juste, une harmonie s’établit entre l’individu et son environnement. Il est en résonance avec tout ce qui l’entoure. Sans le vouloir, sans le savoir, il se trouve en communion avec tout ce qui existe »

                                    

Vlady Stevanovitch

Pour en savoir plus, reportez-vous au site du Centre International de l'Art du Chi